/2010/07/28/shadya-entrevue-wasapix-com/

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Comment commencer ? Parler d’art serait opportun, oui mais lequel, celui d’écrire, de lire, de parler, de voir les choses, ce dernier étant certainement le plus pertinent pour cette rencontre avec Shadya, artiste peintre.

Après vingt ans passés dans le monde des médias, presse, radio, télévision en particulier, mais aussi dessin de bijoux, c’est seulement depuis quelques années que sa passion pour la peinture prend tout son sens, s’exprime et devient son art de prédilection, l’art de peindre, l’art de partager un respect profond pour la nature qui l’entoure, au travers d’huiles abstraites, ou l’on peut se laisser rêver dans des paysages incertains et méconnus.

Une technique particulière, fusion d’un parcours académique et d’une sensibilité féminine, qui semble tout aussi impulsive que spontanée et qui transmet une impression de vitesse, de mouvements, ensuite ralentie et figée par des couleurs naturelles et les contrastes qui différencient terre et ciel.

Un témoignage constant de ce qu’elle voit, de ce quelle entend et de ce qu’elle a envie de nous faire partager, une nature forte, intense et riche de sens, comme l’artiste elle même, qu’elle réussit à fusionner dans ses oeuvres.

SHADYA / ENTREVUE @ WASAPIX.COM

entrevue

WasaPix: En contemplant vos oeuvres je me demande comment interpréter cette forme d’expression si particulière, si personnelle, une ambiguïté constante entre l’abstrait et la nature qu’on retrouve dans presque toutes vos oeuvres, quel facteur dominant inspire ce style propre, est-il définissable ?

SHADYA: Franchement, je peins c’est tout. Si j’ai une patte, un style identifiable, je n’ai aucun mérite : je ne fais qu’écouter ma main, mon âme. Ma main ne fait que transcrire les émotions et messages que je reçois. Je ne suis qu’un canal de transmission. Et s’il est vrai que je suis à la limite de l’abstraction, on reconnaît toujours les éléments en question : le ciel, la terre, l’eau, le vent. J’aime beaucoup le vent ! Et les orages. Ils sont omniprésents dans mon travail. Comme une éclaboussure de vie.

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W: Le public romand vous connait très bien depuis des années comme personnage médiatique, est-ce que vous pensez que de jouir d’une notoriété, dirons-nous populaire, aide à la reconnaissance d’un artiste, de son oeuvre, de son réel talent? Ou alors le public sait-il rester exigeant et objectif quand à l’appréciation de vos huiles, en ne sachant peut-être pas que derrière ce personnage médiatique se cache une « ancienne » élève douée des Beaux-Arts de Genève ?

S: Il y a plusieurs questions dans votre question ! Allons dans l’ordre. Non, la notoriété médiatique n’est pas un atout : elle peut être un handicap. Il a fallu que je me batte pour faire comprendre la vérité de ma peinture. Ce n’était pas le caprice d’une « star » romande. Il m’a fallu une ténacité hors du commun. Le public ? Le vrai sait toujours reconnaître la sincérité. Le pire, c’est une soi-disant « intelligentsia », celle qui parque les êtres dans des enclos. Mais j’ai tenu. Enfin, merci de rappeler que j’ai fait les Beaux-Arts à Genève, la période la plus heureuse de ma vie. Ce choix de peindre pleinement est pour moi un retour aux sources. Un besoin de sens.

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W: Vous vivez à Montreux, petite ville au coeur du Canton de Vaud située au bord du Lac Léman, au micro-climat exceptionnel pour la région et le Jazz Festival que le monde entier connait. Montreux est surtout une ville réputée calme, propre, charmante et à mesure d’homme. Est-ce que le choix d’y vivre a été déterminant pour ou dans cet engagement artistique dont vous aviez toujours gardé une passion discrète mais certaine ?

S: Oui, Montreux a vraiment contribué à l’éclosion de ma peinture. Pour plein de raisons : j’ai trouvé ici la paix, la qualité du quotidien, dont j’avais besoin et donc la possibilité de me concentrer complètement sur ma création. Mais encore, la vue dont je jouis depuis mon atelier, qui est unique, est une source d’inspiration permanente. J’aime ce contact quotidien avec les éléments : le ciel, l’eau, l’air, leurs mutations. J’avais besoin de cette immensité. Et je suis fière d’être peintre à Montreux.

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W: Vous voyagez encore souvent et vos destinations de prédilection semblent être trahies par vos huiles ou l’on peut essayer de reconnaître certaines fleurs de la région, les prés du canton, le ciel au dessus des Alpes et l’Atlantique. Il y a-t-il aussi dans vos oeuvres des sujets plus intimes, des plantes tropicales, la méditerranée, quelque chose de plus lointain ou de plus profond, quel est le contexte naturel qui vous inspire le plus ou que vous voudriez pouvoir interpréter de manière plus intense au travers de vos oeuvres ?

S: Tout ce que vous dites est juste. Mes yeux, mon vécu, mes voyages, mon amour de la Méditerranée, mes silences aussi – car je suis une grande solitaire – photographient les coins de terre qui me sont chers. Je vis en permanence avec mes yeux. Tout cela s’inscrit en moi et sort par le biais des pinceaux. J’obéis totalement à ma main ! Ainsi, je ne fais pas de projet. Ma peinture n’est pas rationnelle, ni conceptuelle. Elle est instinctive, émotionnelle, gestuelle. Mon but est juste d’aller au plus profond de ma vérité, de ma technique – qui évolue en permanence, même si mon univers reste personnel. Et de partager cela. La peinture n’existe que s’il y a partage. Je capte et véhicule des émotions.

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W: On peut remarquer dans vos oeuvres, et d’une manière générale, un contexte fleuri, printanier, estival et coloré qui ne saurait représenter l’hiver ou les automnes grisâtres. Quelles sont vos sources d’inspirations dans ces saisons, comment vos activités artistiques évoluent durant les périodes dites « froides »?

S: Le printemps est plus pour moi une idée de renaissance que de saison. C’est plus spirituel, moral, que saisonnier. L’été aussi, car il symbolise la plénitude des énergies. Et pour tout vous dire : j’adore peindre en hiver ! C’est la saison où je travaille le plus. En été, je suis au bord de l’eau, je nage matin et soir, je m’imprègne du lac, de la mer, du ciel, je me recharge.

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W: Quels sont vos projets à venir, vos expositions, vos grands rendez-vous à ne pas manquer durant les mois à venir ?

S: Clairement, mon exposition de nouveautés lors du 6è MAG – Montreux Art Gallery – Salon d’Art Contemporain qui se tient au Centre des Congrès à Montreux du 10 au 14 novembre. Pour le reste, il faut suivre l’agenda de mes expos sur mon site Web.

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W: J’ai eu le privilège de pouvoir découvrir des oeuvres dirons-nous plus personnelles qui ne sont pas ou ne seront jamais publiques, pourriez vous aussi privilégier nos lecteurs avec un avant-goût de ces huiles que quelques chanceux ont pu découvrir lors des journées portes ouvertes de votre atelier ?

S: Difficile d’en parler ! J’ai mes jardins secrets. J’ai des toiles que je suis incapable de vendre, que je n’expose que chez moi ou qui sont destinées à des êtres qui auront une place d’exception dans ma vie. Je crois aux gestes absolus. Un artiste a ses mystères.

W: Chère Shadya, je vous remercie pour votre courtoisie et charmante compagnie, je vous laisse, par devoir, le choix de la couleur, du paysage, de la phrase, communément appelé le mot de la fin, pour conclure cette entrevue et essayer de laisser le lecteur immergé dans cette nature que vous pouvez métamorphoser, cette fois-ci par le texte et non par l’image.

S: Ah, encore une question difficile. Alors je termine par ma citation préférée. Elle résume ma démarche, mon choix de vie. Elle est tirée de « Notes sur la peinture d’aujourd’hui » de Jean Bazaine : «  La peinture est une manière d’être, la tentation de respirer dans un monde irrespirable ».

Montreux, Suisse, 25/07/2010


Web: http://www.shadya.ch
Revue de presse: http://www.shadya.ch/index.pl?go=presse
E-mail: peinture[at]shadya[dot]ch

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/2010/07/26/andrea-della-sala-intervista-wasapix-com/

Appassionato da sempre di arte, architettura e musica. Si laurea nel 1997 alla Sapienza di Roma. Attorno ai vent’anni inizia a frequentare con regolarità gli Stati Uniti, autentica fonte di ispirazione per le architetture costruite e la vita culturale, intensissima.  Dal 2000 ha un suo studio di progettazione sito nella città di Terni. Dal 2000 al 2002 è caporedattore della rivista Casa Tecnica, primo storico magazine dedicato al mondo della domotica e della tecnologia applicata al vivere, di bioarchitettura ed ecocompatibilità, editrice Sicut Sol. Dal 2005 è il direttore della rivista mensile di alta fedeltà e musica “Fedeltà del Suono”, editrice Blupress.

intervista

Quali sono le maggiori fonti d’ispirazione?

In una prima fase, quella universitaria, il segno più indelebile che mi è rimasto dentro è quello che hanno saputo lasciare Aldo Rossi e Louis Khan.

Il rispetto per il materiale, lo sdegnato rifiuto del superfluo, l’eleganza formale che riesce a scaturire dall’analisi del passato mediata con le esigenze di rappresentatività, di evocatività, di rifugio e celebrazione dell’umanità mi conquistarono e mi educarono al rigore e alle lunghe riflessioni sul fine ultimo di ogni segno lasciato sul foglio.  Più recentemente, grazie all’enorme respiro che le istanze volte al controllo energetico e a una grande libertà strutturale, sto approdando verso architetture più, per così dire, gestuali, sperimentando sempre più nel campo della luce, della forma, della sorpresa, della “maraviglia”.

Hai dei collaboratori che ti aiutano a portare avanti il progetto?

Si, a studio siamo in quattro compreso il sottoscritto.

Abbiamo poi numerosi collaboratori esterni specializzati in strutture, impianti, progetto del verde. Nel prossimo futuro, con alcuni di questi, daremo però vita a una struttura integrata volta a controllare in maniera più efficace l’intero processo realizzativo.

http://www.andreadellasala.com

Quali trovi che siano le maggiori difficoltà del tuo lavoro?

Il riuscire a realizzare puntualmente e senza modifiche da parte dei soggetti attuatori quanto progettato. Incredibile a dirsi ma, in Italia, c’è ancora una certa resistenza alla cultura contemporanea e al suo linguaggio.

La situazione sta comunque migliorando.

Fin’ora qual è stata la più grande soddisfazione lavorativa?

Più di qualsiasi concorso vinto, la soddisfazione nel mio lavoro consiste nell’osservare, nel parlare con le persone che in qualche modo animano ciò che si è pensato, sia esso un edifico o lo spazio vuoto fra i volumi di una città.

L’essere riusciti a incidere in maniera contemporaneamente profonda ma “leggera” nel vissuto di tante persone, migliorando fruibilità, percezioni, sfondi del tessuto urbano è il motivo per cui si sceglie di fare questo lavoro.

Lo spazio urbano è lo sfondo della vita delle persone. Incidere sulle quinte di questo teatro significa sovrapporre il proprio lavoro ai ricordi, ai riferimenti della vita di tante persone. Per non parlare dell’enorme complessità del tema della casa, specialmente se inserita in ambiti intensivi.

Non si può, non si deve sbagliare.

http://www.andreadellasala.com

Quali sono i suggerimenti che daresti a chi vuole iniziare un lavoro come il tuo?

Grande abnegazione, studio continuo, umiltà e passione. Ma è dura.

L’architettura come missione può assorbire fino ad annientare la propria vita privata.  Solo la grande passione può sostenere nello svolgere uno dei mestieri più intellettualmente  faticosi che esistono. Il risultato costruito, quando tutto va per il verso giusto, ripaga però di quasi tutto.

Dove si possono trovare li tuoi lavori, realizzati?

In molte parti del centro Italia. Molte delle mie opere sono realizzate o attualmente in fase di costruzione a Roma, Todi, Terni, Narni, Perugia, Viterbo, Grosseto.

Sogni e progetti per il futuro?

I miei sogni riguardano la possibilità di pensare e realizzare opere che abbiano nell’intelligenza e nella assenza di gratuità le loro qualità maggiori.

Mi auguro inoltre che si riscopra una sana cultura delle aree verdi, troppo spesso trattate come mero spazio di risulta.  La cosa più importante da farsi però, in omaggio a quanto detto sull’importanza del vivere la propria vita in ambiti decorosi e stimolanti, è tornare, ma per davvero, a occuparsi delle periferie.

Si, il mio più grande sogno è quello di contribuire anche marginalmente alla riqualificazione di tante, troppe aree, devastate da un assordante squallore.  Aree dove si accompagnino le persone a tornare alla vita. Auspicio abusato nei convegni e nei salotti ma assolutamente  poco perseguito nella realtà fattuale.

http://www.andreadellasala.com

Altro da dichiarare:…

L’architettura è più importante di quello che pensano le persone che ne sono, o meno, circondate.  Amo il rock progressive, il jazz moderno e le pagine affascinanti di Michel Houellebecq. Tutto quanto abbia una struttura complessa, dalle molte possibilità di lettura. Mi piace entrare e uscire dagli stimoli intellettuali utilizzando porte sempre diverse. Un modo come un altro per cercare di rubare, o anche solo ammirare da vicino, un pezzo del genio altrui…


Studio di Architettura Andrea Della Sala
Strada San Martino, 104
IT-05100 Terni

www.andreadellasala.com
info[at]andreadellasala[dot]com

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